vendredi 19 avril 2019

Éoliennes en Charente-Maritime : Dominique Bussereau en a "ras-le-bol"

Le président (LR) de Charente Maritime, également président de l'association des départements de France a fait voter le mois dernier par son assemblée départementale, un moratoire demandant au préfet de surseoir à toute nouvelle implantation d’éolienne dans son département.


 


Les propos de cette personnalité politique de premier plan, rapportés dans tous les média nationaux dont LE POINT du 30/03/2019 sont sans ambiguïté :

"J'ai ensuite fait voter un moratoire, par lequel on demande à l'État de geler pendant deux ans tout nouveau projet de parc éolien. Nous établissons en parallèle un schéma directeur pour définir un mix énergétique différent" ... "Pour un motif tenant à l'atteinte au paysage ou à l'environnement, par exemple. J'ai procédé de la même manière pour plusieurs projets dans la région de La Rochelle, mais je n'ai pas eu, pour l'heure, de réponse du préfet. Je précise que la Charente va sans doute décider du même type de moratoire, et j'informerai mes collègues de l'Assemblée des départements de France de notre action. Elle risque de faire boule de neige" ... "Ce n'est pas une opposition à l'éolien, c'est une opposition à trop d'éolien. Certains pays font déjà machine arrière. C'est le cas de l'Allemagne, qui a arrêté des éoliennes et les démonte. Autant je suis pour l'éolien s'il n'y a pas de difficultés paysagères, par exemple dans des champs plats et déserts comme dans les plaines de Beauce, ou en mer, loin des côtes, autant je veux me battre lorsque les villages sont susceptibles d'être entourés d'un mur d'éoliennes. Là, c'est non  ! Notre seul objectif, c'est la défense de nos paysages. Dans notre région comme ailleurs, si on les bousille, on bousille notre économie."

Partout en France, des élus soucieux de la préservation de leur territoire et de la qualité de vie de leurs concitoyens s'élèvent contre l'installation des éoliennes industrielles qui dépassent maintenant les 200 m de haut (2/3 de tour Eiffel) ! C'est le cas par exemple de Xavier Bertrand, président de la région Hauts de France (voir absolument sa prise de position !)



Un grand nombre de partis politiques remettent maintenant en cause le plan insensé du gouvernement, dont le ministère de l'Écologie est totalement sous la domination des lobbys éoliens, visant à multiplier par 3 les éoliennes industrielles en France car cette stratégie, outre la ruine de notre environnement conduit inévitablement à la pénurie énergétique, au démantèlement d'EDF et à l'augmentation continue du prix de l'électricité.

le parti Chasse Pêche Nature et Tradition demande un moratoire sur l'éolien et "préconise une autre politique en matière d’énergies renouvelables, avec un mix basé sur la géothermie, l’utilisation de la biomasse, la méthanisation, le solaire, le développement de la filière bois, l’hydroélectrique, l’énergie de la mer…. Mais pas n’importe comment avec l’éolien !"

De son côté, le COLLECTIF 05 ENVIRONNEMENT BUECH qui regroupe les associations du département qui luttent pour la préservation de l'environnement et la défense des intérêts des habitants du Buëch contre l'envahissement des territoires par les éoliennes industrielles, a écrit au président du département des Hautes-Alpes afin que soit voté également un moratoire gelant l'installation des éoliennes dans nos territoires. (voir la copie du courrier).

Dans un département qui a pour l'instant échappé à la dévastation de l'éolien industriel, dans un département où les gisements hydroélectriques et solaires notamment permettent d'envisager sereinement et localement la transition énergétique, dans un département ou le tourisme représente plus des 3/4 de notre PIB, il serait incompréhensible, pour ne pas dire plus, que nos élus actuels soient les premiers à faciliter la vente de notre ruralité et nos montagnes aux industriels du vent, alors même que deux demandes d'exploitation (Boralex sur la montagne d'Aureille et EDF EN sur Montjay/l'Épine) ont été refusés par la préfecture !

Un rendez-vous a été demandé aux conseillers départementaux du Buëch : Françoise Pinet et Gérard Tenoux afin qu'ils fassent connaître leur position sur le sujet.