lundi 5 décembre 2016

Assemblée Générale de la FED du 19 novembre

La Fédération Environnement Durable a tenu récemment son Assemblée Générale. Forte de près de 1 200 associations adhérentes et quelques centaines de donateurs privés, le président Jean-Louis Butré a rappelé que la FED ne reçoit aucune subvention et est indépendante des lobbies et partis politiques.

Jean-Louis Butré, Président de la FED
Face à l'écolo Business des entreprises d'éoliennes industrielles, les interventions de la FED sont toujours aussi nombreuses et visent à ralentir le développement insensé de cette énergie intermittente en informant toujours plus les citoyens de cette gigantesque escroquerie. Rappelons en effet que les 1 400 parcs (environ 7 000 éoliennes) actuellement en service ne produisent que 3 ,9% d'électricité occasionnelle (chiffre officiel).

Parmi les actions les plus marquantes de ces derniers mois, il faut noter le rapport d'études de la FED remis à l'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) : un travail extraordinaire qui a  permis de dépouiller 511 enquêtes impliquant 899 éoliennes dans 29 départements. 169 témoignages ont ainsi été produits à l'organisme d'État qui doit publier un nouveau rapport sur  le risque éolien d'ici la fin d'année.

Il reste maintenant à espérer que les experts d'état sauront se prémunir du lobbying intensif des industriels du vent et auront le courage d'écouter les victimes sanitaires des éoliennes industrielles (qui se plaignent massivement des infrasons ressentis dans un rayon de 10 kms) pour de nouvelles normes sanitaires respectueuses de la santé des habitants.

Un État des lieux de l'éolien en mer a également été présenté. L'accaparement du domaine maritime public s'est lourdement aggravé tant sur le littoral manche et atlantique, de Dunkerque à Oléron qu'en méditerranée (Leucate, Gruisan et Fos). La frénésie des industriels à occuper le bord de mer (15 000 MW installés soit 3 500 éoliennes à quelques kilomètres de nos côtes à l'horizon 2030) s'expliquent par le tarif de rachat particulièrement juteux consenti par EDF : 225 € en moyenne le MWh (contre actuellement 82 € pour le MWh terrestre). Non contents de défigurer nos paysages ces mêmes opérateurs s'apprêtent à nuire gravement à l'écosystème marin, à la pêche et au tourisme balnéaire. De nombreux recours ont déjà été déposés par les associations.

L'assemblée Générale a également entendu l'un des avocats de l'association, Maître Francis Monamy, pour un tour d'horizon des avancées en matière juridique dans les recours intentés contre les installations d'éoliennes industrielles. le nombre d'instances en cours permet de faire évoluer la jurisprudence favorable aux associations contre les projets souvent très incomplets déposés par les industriels ou les décisions des préfets : de quoi souffler quelques rafales dans les pales de ces messieurs ...

Enfin, en ces temps de primaires pré-électorales, les propositions de quelques leaders en matière de politique énergétique ont été dévoilées. A noter la  position de François Fillon qui reconnait que "l'électricité ne se stocke pas, ce qui limite le bénéfice des énergies renouvelables telles que le solaire et l'éolien du fait de leur caractère intermittent". Le candidat de la droite constatant le coût exorbitant de la CSPE (73 milliards d'euros estimés pour la période 2014-2025) payée par le contribuable français, préconise sa suppression. Il veut que ces énergies renouvelables répondent à la vérité des coûts réél et fonctionnent à un prix de marché sans la subvention du tarif d'obligation d'achat. Enfin il préconise le développement de l'auto-consommation. Pour le reste du programme du candidat à l'élection présidentielle, chacun se fera son opinion.

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