mercredi 27 janvier 2016

Au pied des éoliennes, il y a des gens qui vivent

La chaîne parlementaire  LCP a consacré le 18 décembre dernier une partie de son émission "ça vous regarde" à l'éolien industriel.
Hervé Mariton, député LR de la Drôme et Jean-Paul Chanteguet, député PS de l'Indre se sont accordés sur l'inutilité des aérogénérateurs géants dans nos campagnes, leur effet néfaste sur l'environnement, tandis qu'un agriculteur de la Somme lanceur d'alerte faisait le triste constat que la ruralité est prise en otage par l'administration aux ordres des pouvoirs politiques et des lobbys industriels.
Ce triste constat, c'est celui que nous faisons avec le projet Boralex sur la Montagne d'Aureille depuis 4 ans, l'indifférence méprisante de quasiment tous les élus locaux, la cupidité de quelques petits maires du Haut-Buëch, décidés à vendre  nos montagnes à l'industriel canadien, la bunkerisation des dossiers au sein de l'administration.






Dans ce pays où le citoyen en général n'est plus respecté par la caste politique, elle-même manipulée par les grands lobbys industriels, le citoyen rural, comme le soulignait le rapport du sénateur Alain Bertrand sur l'hyper ruralité, lui, subit la double, triple quadruple peine : vieillissement des populations, enclavement, faibles ressources financières, absence d'équipements et de services publics. Ce qui naturellement conduit nos "décideurs" à ne plus rien envisager d'autres pour nos territoires que la mise en jachère de nos patrimoines et la transformation de nos paysages en terrains vagues bientôt plantés d'éoliennes géantes.

12 ans après sa publication - au grand dam des syndicats patronaux éoliens français - il n'est pas inutile de relire le rapport du ministère de l'équipement du 15/12/2004 où tout était déjà dit de façon prémonitoire : l'inadaptation des procédures administratives, l'insuffisance des études conduisant à l'instauration des schémas régionaux éoliens, l'incapacité de l'éolien à régler la problématique de la réduction des émissions des gaz à effet de serre (c'est même tout l'inverse qui se produit), l'absence d'emplois créés, l'impact sur les paysages, l'économie touristique ...





Aucun commentaire: