vendredi 3 juillet 2015

Éoliennes, canicule et cruelle réalité des statistiques officielles !

Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable

Paris 2 juillet 2015

Éoliennes, canicule et cruelle réalité des statistiques officielles : à quand l'affichage des records minimum ?

Le 29 juin 2015 à 21 heures, la production totale instantanée d’électricité d’origine solaire et éolienne a été en France, inférieure à 1,1%. Le même jour à 16 heures, les 6 000 éoliennes hexagonales étaient quasiment à l'arrêt. Elles n'ont fourni que 0,6% de l'électricité dont la France avait besoin. Triste record, ces fleurons de la transition énergétique imposés à marche forcée au monde rural, sont parfaitement incapables de faire face à une journée de canicule, les éoliennes seules n'étaient même plus capables de rafraichir leurs riverains. Ces quelques chiffres suffisent à rappeler que l’éolien et le solaire sont fondamentalement des énergies intermittentes qui ont recours à des énergies fossiles pour subsister en l’absence de vent ou de soleil. Et comme le souligne l’Académie des Sciences dans son avis du 22 janvier 2015, la multiplication des éoliennes « pourrait conduire à une augmentation paradoxale des émissions de gaz à effet de serre, dégradant ainsi notre position favorable en matière d’émission de CO2, de coût pour l’usager et de compétitivité industrielle. »

http://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/prod/realisation_production.jsp

2 commentaires:

Anonyme a dit…

encore une fois, vous faites une critique stérile des énergies renouvelables ; certes elles sont intermittentes, mais les moyens de stockage progressent (batteries, conversion électricité => méthane, stockage hudraulique,..); pourtant les énergies renouvelables sont le seul moyen d'éviter d'aller dans le mur en gaspillant les ressouces de la planète et en la polluant
on peut être opposé au parc d'éoliennes de la Haute Beaume tout en faisant preuve d'intelligence: par exemple défendre l'implantation d'éoliennes dans les zones les plus adaptées (en particulier le long du littoral ou en mer)a u lieu de caricaturer les énergies éolienne ou solaire
que proposez-vous pour l'avenir énergétique en dehors de défendre les énergies fossiles et d'afficher le slogan "pas derrière chez-moi mais plus tôt chez le voisin " ?
Michel Cranga michel.cranga@wanadoo.fr

Haut Buëch Nature a dit…

Merci pour votre contribution.
En l’occurrence, nous ne faisons pas de critique stérile : Nous diffusons les chiffres officiels de la production électrique en France.
Nous ne caricaturons ni l'énergie éolienne, ni l'énergie solaire et d'ailleurs nous ne les confondons pas. Pas plus que nous ne sommes de farouches défenseurs des énergies fossiles ou des centrales à fission nucléaire.
Nous disons simplement que l'énergie éolienne terrestre est la fausse bonne idée du siècle dans laquelle des lobbys industriels puissants veulent nous entraîner de force en surfant sur l'incompétence et la cupidité d'une bonne partie du personnel politique. Dans le même registre on a connu le bug de l'an 2000, les farines animales et la vache folle, les agrocarburants qui affament les population pauvres, les avions renifleurs sous Giscard...
L'énergie éolienne terrestre n'apporte aucune solution acceptable à la question de la transition énergétique ou à la problématique du réchauffement climatique:
- leur technologie est obsolète et leur emprunte carbone, à puissance comparable, est égale à celle d'une centrale nucléaire,
- elles ne produisent rien (actuellement les 5 000 éoliennes installées produisent moins de 3% de notre production), l'ADEME envisage d'en installer 50 000 d'ici 2050.
- elles sont intermittentes (23% de rendement) et nécessitent d'être doublées par des centrales thermiques de cogénération au gaz, ou au charbon comme en Allemagne, émettrices de CO2,
- elles sont nuisibles pour la santé, et dévaluent fortement le patrimoine immobilier des ruraux qui, très loin des discours citadins (pour ne pas dire parisiens) écolos bobos ont choisi de vivre, de travailler et d'entretenir le patrimoine paysager de notre pays,
- elles ruinent nos économies locales, notre environnement, la démocratie locale dans nos villages,
- elles ne servent qu'à enrichir les opérateurs industriels grâce au tarif d'obligation d'achat (près de 3 fois le prix du marché) que nous payons sur nos factures EDF.
L'éolien offshore, qui n'est pas non plus neutre en matière d'environnement, présente des avantages : un vent laminaire qui convient mieux aux aérogénérateurs, un couplage avec des hydroliennes. Le gouvernement anglais vient d'ailleurs de faire ce choix.
Plutôt que d'enrichir ces multinationales du vent (50 millions d'euros de recettes prévisible pour les 6 éoliennes BORALEX sur 15 ans)nous pensons qu'il vaut mieux investir dans la recherche sur le stockage énergétique par exemple ou d'autres sources d'éneRgie. Mieux vaut subventionner massivement l'isolation de nos habitations, ce qui crée de l'emploi local. Rien qu'à l'échelon de notre département c'est 24 000 Tonnes Équivalent Pétrole que nous pourrions économiser soit 280 000 MWh annuels (source bilan énergétique 2013 des Hautes Alpes). Les 6 éoliennes de BORALEX produiront au mieux 40 000 MWh en saccageant le territoire. Pour reprendre votre expression, en défendant ce discours de bon sens, nous pensons faire preuve d'une certaine intelligence ... citoyenne à laquelle, bien sûr, vous n'êtes pas obligé d'adhérer.
Bien cordialement
Haut Buëch Nature