mardi 20 janvier 2015

réunion citoyenne du 17 janvier (suite)



3) Un total décalage dans le discours d’élus locaux mandatés

On ne peut passer sous silence l’intervention d’un élu affirmant que nos territoires avaient « peu d’atouts, avaient peu d’opportunités pour produire de la richesse » (sic). Cela justifierait donc qu’on sacrifie le Buëch en le donnant en pâture à des industriels du vent pour récolter quelques poignées d’euros sans rien faire ! Pour toutes celles et ceux qui habitent et travaillent ici et pour qui, comme il a été souligné dans la salle, la première richesse du territoire est sa qualité environnementale et paysagère, un pareil jugement, un tel mépris, sont à proprement parler ahurissants ! Cette idéologie d’un autre âge, à la soviétique, qui fait de prétendues élites les décideurs de l’avenir des territoires contre leur population fait froid dans le dos (1).

Quand on voit le peu de motivation de ces mêmes élus à développer le tourisme vert, les activités de pleine nature, les activités aériennes qui sont avec l’agriculture, l’arboriculture, l’élevage, nos vraies richesses, on est effondré d’entendre qu’il faut laisser défigurer notre territoire pour gagner un peu d’argent.

D’autant que c’est le même discours que tient la députée (venue soutenir Boralex le 11 décembre à La Beaume) avec sa « vallée de la lumière », et que tout ça arrange bien le Conseil Général qui a toujours préféré investir dans le développement du nord du département.

photomontage

(1) Dans les années 1960, en Union Soviétique, des "économistes experts"  venus de Moscou imposèrent d’exploiter, sur ordre de Kroutchev, les territoires vierges de 2 petites républiques du sud, afin d’y développer intensivement la culture du coton. On connaît les résultats : Quelques décennies suffirent pour provoquer l’assèchement de la mer d’Aral, la ruine des 60 000 pêcheurs qui en vivaient,  dans ce qui demeure une des plus grandes catastrophes écologiques du 20ème siècle.

On ne fera pas de culture intensive d’éoliennes dans le Buëch, car notre environnement, c’est la véritable richesse que nous voulons développer, promouvoir et partager.

 Comme disaient nos SHADOCKS : "C'est tout pour aujourd'hui" ... la suite demain ..

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